Le temps du changement est proche

Publié le par Jean-Baptiste

Certains journalistes n'hésitent pas à dire que le temps des révolutions est révolu ou dépassé. Il n'y a pas de plus exaspérant que de nous faire croire que rien ne peut changer la société et que nous sommes dans un système irréformable. C'est à nous jeunes militants socialistes, communistes, intermondialistes, quelque soit notre courant de gauche de faire comprendre aux technocrates, aux dirigeants et au monde de la finance que nous ne voulons plus de ce monde. Ce monde où l'argent prédomine et où les valeurs humaines ont été mises de côté.

J'aimerais dire à tous ceux qui méprisent la révolution sociale que "nous", génération sacrifiée, nous en avons assez de cette société de misère, de chômage, de précarité, de mépris, d'intolérance et que la révolte est proche si le gouvernement français continue à se ficher du bien-être des citoyens. Nous nous battons d'abord pour la victoire de la gauche et de François Hollande en mai prochain mais l'élection présidentielle ne sera pas le seul moment pour nous, la jeunesse, d'exprimer notre mécontentement et notre point de vue sur tel ou tel sujet de société. Nous ne voulons plus de ce capitalisme financier qui fait la pluie et le beau temps. Nous ne voulons plus de cette Europe technocratique qui met les peuples après l'intérêt des banquiers. L'Euro va mal, à cause de qui ? La Grèce est dans le gouffre à cause de qui, de quoi ? Nous n'acceptons pas les délocalisations des entreprises qui font du profit. Les patrons disent que le coût de la main d'oeuvre est trop élévé mais il faut bien que les gens vivent face à une augmentation des produits alimentaires, du gaz, de l'électricité, de l'essence, du fuel, des loisirs...de tout. Le modèle libéral touche à sa fin et la crise que nous traversons devrait être un cri d'alarme. Pourtant nos dirigeants continuent à défendre ce système. Les chefs d'Etats baisent les pieds des traders et du marché financier et aucune réforme profonde nous réconforte pour l'avenir. On continue jusqu'à la prochaine crise....

Ceux qui méprisent les révolutions sont ceux qui méprisent le peuple. Il est évident qu'une révolution identique à celle de 1789 est un peu exagérée, il faut d'abord une révolution citoyenne. Et cela passe par une mobilisation forte des électeurs. Les abstentionnistes servent au pouvoir en place. Puis par une révolution de moralité politique. Nicolas Sarkozy a méprisé le peuple français, François Hollande lui exprimera son respect. Il ne sera pas le président qui viendra s'en prendre aux chômeurs. Le combat n'est pas seulement dans les urnes, nous sommes prêts à aller dans la rue pour exprimer notre colère, quelque soit la majorité au pouvoir. Nous espérons de toutes nos forces que François Hollande saura ne pas nous décevoir. Car après cinq ans de Sarkozy nous y veillerons.

Jean-Baptiste Metral

Publié dans libre expression

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